Inter 13: un exercice d'ampleur

20 Juin 2013

"Inter 13, l'exercice des superlatifs", titrait la protection civile. Jugez en plutôt: 3 jours d'engagement, 2 pays, 5 vagues de 70 victimes réparties sur 14 sites d'intervention appelés froidement "l'hôtel", l'"EMS effondré", "les wagons citernes". Sans oublier les 650 intervenants qui se sont relayés nuit et jour. Et le groupe Piquet Catastrophe (PICA) des samaritains était du nombre. Engagés pendant la première phase de l'exercice, le mardi 21 mai de 18h à 0h, une vingtaine de secouristes et médecins du PICA sous les ordres de la Brigade sanitaire cantonale ont installé et exploité le poste médical avancé.

Dans l'ensemble, de nombreux points positifs ont été relevés: malgré un effectif restreint ce jour-là, la grande flexibilité du groupe et un commandement efficace ont permis de s'adapter aux besoins, renforçant ainsi les différents points: triage, stabilisation, voire assistance à l'évacuation. La polyvalence des secouristes du groupe est un point fort.

Notons tout de même quelques biais: un temps d'attente long avant l'engagement du PICA, un nombre restreint de patients (la plupart d'entre eux étant encore sous les décombres...) qui a permis d'éviter la surcharge du dispositif et de trier/traiter/tracer et transporter sans réelle contrainte. Quelques paradoxes également, résultant de cette situation: les renforts logistiques ont été si efficaces que le groupe pouvait se sustanter avant même d'avoir commencé à travailler... La réalité est souvent bien différente.

Dans l'ensemble, l'exercice Inter 13 était surtout un exercice d'interopérabilité entre des intervenants qui n'ont pas toujours l'habitude de travailler ensemble: civils et militaires, Suisses et Français. Gageons que cet événement permettra sans doute de dégager des pistes de collaboration dans le domaine de l'aide en cas d'événement majeur.

Dernière mise à jour: 20 Jun 2013 10:04:20